Débouchés
Depuis plus de 50 ans l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat forme des ingénieurs pour l’Etat au ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables et dans les services constructeurs de ministères comme la Défense et la Justice. En outre, depuis 1987 l’ENTPE accueille une filière civile dont les effectifs sont en croissance pour répondre à une forte recomposition de la sphère publique liée à la décentralisation : elle représente environ un tiers des nouvelles promotions. Les diplômés de l’ENTPE, qu’ils soient issus de la filière civile ou qu’ils évoluent à partir de leur statut originel de fonctionnaire d’Etat, sont de plus en plus nombreux dans les collectivités territoriales (Départements, et aussi Régions, Communes et intercommunalités), les établissements publics, les organismes HLM, les sociétés d’économie mixte (SEM), les sociétés concessionnaires d’autoroutes, les grandes entreprises gestionnaires de services urbains, les bureaux d’études et les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP).
Quel que soit leur employeur, les ingénieurs de l’ENTPE participent à la définition des politiques publiques d’urbanisme, d’aménagement, de transport, d’habitat et d’environnement. Ils conçoivent, construisent ou gèrent des infrastructures et des équipements qui structurent l’espace et influent sur les conditions de vie présentes et futures.
Outre la recherche (près de 10 % d’une promotion choisit de préparer un doctorat à l’issue de la formation d’ingénieur et certains s’engagent dans une carrière de chercheur), on peut schématiquement distinguer cinq grandes familles de métiers susceptibles d’être exercés par les ingénieurs diplômés de l’ENTPE :
- la maîtrise d’ouvrage et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage : il s’agit là de métiers en pleine expansion, dans le secteur public et dans le secteur privé, qui nécessitent des connaissances et des savoir-faire éprouvés dans des types de missions qui vont de la planification et de la programmation à la conduite de projets opérationnels ;
- la conception et la maîtrise d’œuvre, dans les bureaux d’études privés et dans le secteur public (Etat ou collectivités territoriales) disposant d’ingénierie intégrée ;
- la construction d’infrastructures, ouvrages d’art, bâtiments et la réalisation d’espaces publics ; ce métier historique de l’ingénieur de chantier s’exerce dans le secteur public (activités en régie) et essentiellement dans les entreprises privées ; il fait appel à la fois à des compétences techniques, organisationnelles, managériales et financières ;
- la gestion-exploitation, assurée soit directement par l’Etat ou les collectivités locales (gestion-entretien du patrimoine public, parfois important pour certains ministères, fondamental pour les établissements publics dédiés et les collectivités), soit par des concessionnaires ou des exploitants ;
- l’expertise qui vient en appui des métiers précédemment évoqués, intervient également dans l’élaboration d’une doctrine technique partagée par le monde professionnel et aboutit à la normalisation ou à la définition de méthodologies ; elle concerne aussi la connaissance des politiques publiques et des pratiques professionnelles. Elle se situe essentiellement dans le réseau scientifique et technique (RST) du ministère de l’Equipement.
