Interactions multiples, Interaction site-ville
Interactions multiples, Interaction site-ville
Le problème nettement plus complexe des interactions multiples a été examiné pour décrire l’interaction site-ville (i.e. entre le substratum et la ville qu’il supporte). Pour aborder ce sujet soutenu par le projet CNRS ACI CATNAT Interaction site-ville, nous nous sommes placés dans une approximation basse fréquence, raisonnablement acceptable dans la réalité. Une première analyse formulée dans la thèse de P. Roussillon (2006) nous a conduit à décrire la ville par une impédance équivalente exprimant l’équilibre moyen à l’interface sol-ville (chaque structure étant traitée comme un oscillateur 3D). Cette étude donne à la fois les paramètres clefs gouvernant l’interaction site/ville –densité, masse, fréquence de résonance des structures, contraste d’impédance- et permet d’estimer ces effets d’interaction multiple : réduction du mouvement en surface et réponse différée.
Cette approche a été validée et complétée en traitant le problème par l’homogénéisation périodique bidimensionelle, avec introduction d’une couche limite à l’interface. On établit ainsi une correction par une impédance non locale.
On montre de plus que les mécanismes de réfraction d’onde P, SV, SH en incidence normale ou oblique sont perturbés par la présence d’une telle "surface résonnante" : des conversions de modes atypiques, des effets de dépolarisation pour des villes anisotropes, ainsi qu’une dispersion des ondes de Rayleigh conduisant à des vitesses supérieures à celles des ondes S, apparaissent aux fréquences de résonance des structures (master 2007 de J. Fayard).
