Qualification visuelle des espaces intérieurs

Qualification visuelle des espaces intérieurs

Un dispositif de présentation de scènes stéréographiques sur écran de grandes dimensions a été développé et testé, offrant la capacité à l’observateur de sélectionner ou de faire varier, les ambiances lumineuses dans les scènes qui lui sont proposées. Ce système, utilisé dans la thèse de Virgile Charton (2002) s’est avéré très performant pour identifier les scènes lumineuses préférées par les observateurs.

Des scènes d'éclairage sont présentées en mode stéréographique à un panel d'observateurs. Ils peuvent ajuster de manière interactive le flux lumineux de chacune des sources pour obtenir l'éclairage qui leur convient le mieux.

Or, dans le contexte international de la Commission Internationale de l’Eclairage (CIE), il est apparu nécessaire de proposer de nouveaux indicateurs de qualité des ambiances lumineuses. Dans ce but, la CIE a lancé en 2003, un nouveau comité technique sur le sujet (TC3-34 Protocols for describing lighting).

En effet, les recommandations internationales éditées depuis un demi-siècle se sont surtout préoccupées des exigences visuelles relatives à la perception des détails (acuité visuelle), la réduction de l’éblouissement (confort visuel) et la perception des couleurs (rendu des couleurs). Il est clairement apparu que la satisfaction de ces exigences, si nécessaire soit-elle, était loin d’être suffisante. Les individus expriment en effet une attente au niveau de leur environnement lumineux, et plus particulièrement de leur espace de travail, qui concerne la répartition des luminances dans le champ visuel et la cohérence de cette distribution.

Ainsi, B. Coutelier (thèse, 2006) a travaillé sur l'identification de la pertinence de descripteurs de la qualité de l’éclairage dans les espaces intérieurs. Les résultats de tests impliquant la comparaison de scènes lumineuses (protocole Thurstone) et l’ajustement interactif de la puissance lumineuse de plusieurs canaux ont fait l’objet de traitements statistiques (analyse factorielle...) permettant de corréler des jugements subjectifs avec des quantités mesurables. Nous avons en particulier identifié la pertinence des moyennes et écarts-type de luminance dans des bandes horizontales d’observation, ainsi que le rôle des écarts de luminance entre plan utile, cloisons proches et cloisons lointaines. Ce travail a nécessité par ailleurs des analyses d’images de luminance qui ont bénéficié de l’expérience acquise par le développement du système PHOTOLUX.