Développement de techniques d’éclairage à hautes performances visuelles et énergétiques
Développement de techniques d’éclairage à hautes performances visuelles et énergétiques
Les travaux conduits par B. Coutelier (thèse, 2006) ont également bénéficié de travaux menés sur le terrain concernant des tests de dispositifs d’éclairage à haute performance visuelle énergétique. En effet, il est apparu, lors de la thèse de S. Escuyer (2002), que les éclairages couramment employés dans les locaux tertiaires, consistant en des nappes de luminaires encastrés dans le plafond et répartis uniformément, sont mal perçus. Les critiques principales sont :1) la fatigue générée, 2) l’aspect uniforme et ennuyeux, 3) la gêne liée aux tubes fluorescents, 4) l’impossibilité d’ajuster les niveaux d’éclairage, 5) le faible intérêt esthétique. Par ailleurs, ces éclairages conduisent souvent à des puissances électriques élevées (13 à 16 W/m2). Dans le cadre de l'application en France de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (réf. 2002/91/C2), la nouvelle réglementation thermique (RT 2005) propose de limiter la consommation électrique des bâtiments en abaissant la puissance installée pour l’éclairage et en favorisant son extinction en fonction de la lumière naturelle. Après avoir conçu et testé des éclairages à haute performance, nous avons fait la démonstration qu’il est possible de proposer des installations d’éclairage nécessitant une puissance installée inférieure à 9W/m2 et de plus jugées préférables aux installations courantes. Ces expérimentations ont été confrontées à d’autres expériences similaires conduites par divers partenaires de l’Annexe 45 du programme « Energy Conservation in Buildings and Community Systems » de l’Agence Internationale de l’Energie. Dans ce programme, Marc Fontoynont a la responsabilité du groupe de travail portant sur la définition des cibles performancielles des éclairages à hautes performances. Par ailleurs, dans le cadre d’un contrat avec l’ADEME, des simulations globales ont été réalisées, démontrant que la rénovation d’une installation d’éclairage dans un immeuble de bureaux peut réduire significativement le pic de puissance électrique appelée, ce qui s’avère particulièrement attrayant dans la région Provence-Côte d’Azur, où les pointes de consommation estivale soulèvent des problèmes d’alimentation électrique.
