Traitement des ambiances climatiques

Traitement des ambiances climatiques

Les travaux développés au sein du projet européen SCATS (JOULE, DG 12), regroupant neuf équipes composées d’universitaires et d’industriels, ont contribué en particulier, à la révision des recommandations sur le confort des occupants ainsi qu’au développement de nouvelles stratégies de contrôle. Mené sur l’approche adaptative du confort thermique, ce projet a laissé entrevoir l’existence d’une réduction potentielle de la consommation énergétique des bâtiments en gardant le même niveau de confort.

Cette piste a été explorée par un travail de recherche paramétrique et expérimentale (thèse de Bassam Moujalled, 2007) pour une modélisation dynamique du confort thermique dans les bâtiments naturellement ventilés. Pour la partie expérimentale, une enquête a été menée dans huit bâtiments afin d’explorer de plus près le confort adaptatif et caractériser l’interaction entre l’occupant et le bâtiment. Ensuite en adoptant une démarche systémique, la modélisation a permis d’aboutir à un modèle dynamique du confort thermique intégrant les différents mécanismes dynamiques identifiés dans la bibliographie et par l’expérimentation. Ce modèle, appelé AdOCC, permet de déterminer l’état thermique de l’occupant et d’en déduire le comportement de l’occupant et ses actions adaptatives selon les caractéristiques du bâtiment et la saison. En intégrant AdOCC dans l’outil de simulation dynamique des performances thermiques des bâtiments TRNSYS, il était ainsi possible de caractériser le confort thermique d’une façon dynamique dans les locaux tout en prenant en compte les dépenses énergétiques. Le travail met en évidence l’apport de l’approche adaptative pour l’utilisation des techniques solaires passives. Un développement est envisagé par utilisation de la logique floue pour modéliser le comportement de l’occupant et établir un outil qui précise les niveaux de confort et de consommation énergétique selon différentes configurations.

Le travail sera partiellement repris pour le projet d’évaluation de l’impact du bois sur l’environnement intérieur des bâtiments, initié en 2006 (thèse de Zaratiana Harijaona). A partir de campagnes de mesures in situ dans divers environnements bâtis, en France et à Madagascar, les influences du bois sur l’occupant sont caractérisées. Ces mesures sont complétées par une approche multicritère intégrant la complexité et la dynamique des échanges thermohygrométriques entre les systèmes constructifs en bois, l’ambiance intérieure et l’occupant. Ainsi, les modes d’emploi des matériaux et des systèmes constructifs en bois, les mieux adaptés en terme de confort intérieur et de performance énergétique, sont évalués.

Surestimation de l'inconfort thermique avec l'indice PPD/PMV