LE LAURENT Grégory

L’AGRICULTURE DANS LE PROJET DE TERRITOIRE OU L’EXPRESSION D’UNE REPRESENTATION CO-CONSTRUITE ? L’exemple du SCOT de l’agglomération lyonnaise.

 

Thème du TFE : Environnement & Risques ; Planification

Année : 2010

Auteur : LE LAURENT Grégory

Mots clefs :

Agriculture, Arbitrage, Arènes, Co-construction, Concertation, Forum, Intérêt général, Multifonctionnalité, Participation, PENAP, Périurbain Planification, Politiques publiques, Référentiel, Représentation, SCOT, Lyon, Grand Lyon, Rhône.

Résumé :

Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de l’agglomération lyonnaise qui doit être approuvé en cette année 2010 entend inverser le regard et valoriser les espaces naturels et agricoles. Ainsi, la parole a été donnée aux territoires et aux agriculteurs via un processus de concertation poussé dans une logique de co-construction des politiques publiques. Cependant, les réalités du monde agricole et notamment son faible poids dans la société amène, paradoxalement, une partie de ce dernier à ne pas participer aux débats laissant ainsi la place à d’autres acteurs empreints de logiques urbaines marquées et porteurs d’une vision rêvée de l’agriculture. En outre, l’élaboration d’un tel document est fortement contrainte par l’expertise technique mais aussi par des logiques intégratrices métropolitaines et urbaines qui amendent la parole des territoires.

Ainsi, la vision que porte le SCOT bien que co-construite lors de la concertation mais aussi lors de la traduction des enjeux dans le document est à forte dominante urbaine et se pose en termes d’une agriculture instrumentalisée, gestionnaire d’espace ou basée sur des circuits de proximité. Par conséquent, ce ne sont pas les agriculteurs mais l’agriculture du moins une certaine vision de celle-ci qui est intégrée au projet de territoire. Dès lors, plus qu’une co-construction à dominante urbaine, la vision que porte le SCOT est celle d’une réelle commande publique que passe une société demandeuse de services environnementaux à une agriculture périurbaine en souffrance et en pleine mutation contrainte d’accepter faute de mieux.

Mention Bien