TURPIN Mathilde

Mixité sociale, genèse et mise en œuvre d’une notion « fourre-tout »

 

Thème du TFE : Mouvement social & participation citoyenne

Année : 2007

Auteur : TURPIN Mathilde

Mots clefs :

 Mixité sociale, mixité urbaine, diversité, renouvellement urbain, habitat, logement social, Ile de France, Agglomération lyonnaise

Résumé :

Dans ce TFE, il s’agit d’étudier La « mixité sociale », une notion particulièrement débattue actuellement mais qui reste mal définie. Avant de connaître le succès que nous lui connaissons, l’idée de mixité s’est construite progressivement et nous retraçons dans ce TFE sa genèse, depuis son apparition jusqu’au moment où elle est entrée dans la loi, en tant que principe fondamental de politiques publiques.

Ce travail de TFE pose ensuite la question des outils mis en place pour favoriser la mixité sociale devenue un objectif affiché des politiques publiques. Les normes législatives qui répondent à l’objectif de mixité appartiennent, pour l’essentiel, au champ de l’habitat dans lequel, il convient de distinguer le droit relatif à l’attribution des logements sociaux et celui de l’urbanisme. Dans ce dernier domaine, il existe encore deux volets : la planification urbaine et l’aménagement. L’objet du TFE porte sur l’étude de ces différents outils et de leurs limites ainsi que sur les marges de manoeuvre des différents acteurs et leurs relations entre eux. Se pose alors la question de l’échelle d’action, la mixité sociale ayant des dimensions très variables suivant le positionnement adopté.

Finalement, il est proposé d’aborder la mixité sociale autrement, par la question des flux. Il s’agit d’adopter une approche dynamique en soulignant l’importance de la mobilité quotidienne dans le transport et la mobilité dans le parcours résidentiel.

Avec l’éclairage que nous avons de sa genèse et des outils mis en place pour sa réalisation, il semble que l’intérêt de parler de « mixité sociale » réside dans la neutralité et le flou de l’expression, qui permet d’englober certaines questions de société sans pour autant les expliciter clairement. Il serait notamment possible, d’après A. Tanter et J-C Toubon de voir dans l’évocation de la mixité sociale un euphémisme de la question des immigrés dissoute dans celle plus vastes des défavorisés. Le fait de parler de mixité sociale peut également être perçu comme un message que la société s’envoie à elle-même. Elle montrerait ainsi le souci qu’elle a de faire vivre ensemble chacun de ses membres.

Mention Bien